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Ces propositions sont issues des auditions réalisées ainsi que des discussions entre les parlementaires du groupe d’étude auquel j’appartiens.
Introduction :
La France, reconnue comme le « pays des Droits de l’homme » et membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU est souvent sollicitée et interpellée par les minorités persécutées ou les victimes de dictatures afin qu’elle intervienne aux plus haut niveau pour rappeler les valeurs fondamentales établies et garanties par les textes internationaux signés et ratifiés par la plupart des pays de la planète mais pas toujours respectés.
C’est le cas de la liberté de conscience et de la liberté religieuse, reconnues comme des valeurs fondamentales parmi les Droits de l’Homme.
C’est pourquoi, il semble tout à fait légitime de demander à la France, à travers son gouvernement et son parlement, de s’engager à intervenir pour la défense des chrétiens d’Orient.
Intervenir avec prudence dans les pays du Proche-Orient et soutenir les valeurs de pluralisme, d’égalité et de liberté.
Proposition n°1 : La France doit conserver une totale neutralité vis-à-vis du fait religieux et s’appuyer sur les textes internationaux pour défendre les minorités dans leurs droits fondamentaux.
Proposition n°2 : La France doit agir en faveur des chrétiens dans le sens de la reconnaissance de leurs droits fondamentaux, mais également envers les autres communautés et notamment musulmanes.
Proposition n°3 : Pour aborder la question des chrétiens d’Orient, il est indispensable de respecter et faire respecter la diversité et les particularités des différentes communautés.
Proposition n°4 : La France doit soutenir toutes les initiatives qui ont pour but d’améliorer l’intégration des chrétiens et de leur reconnaître toute leur place dans les sociétés des pays du Proche Orient.
Proposition n°5 : La France doit être l’un des interlocuteurs privilégié des personnes, au pouvoir ou non dans les pays du Proche Orient, et qui veulent faire mieux reconnaître les valeurs fondamentales des Droits de l’Homme.
Inscrire le soutien aux communautés chrétiennes dans un programme international
Proposition n°6 : La France peut être leader dans le domaine d’intervention d’instances internationales pour dénoncer les crimes ou les mauvais traitements contre les chrétiens d’Orient. Elle doit pouvoir saisir notamment ses partenaires européens afin de mener des actions concertées politiques et humanitaires.
Proposition n°7 : La France peut encourager les actions en faveur de la sauvegarde des patrimoines architectural et culturel qu’incarnent aujourd’hui les chrétiens d’Orient. Ces actions pourront être menées par des institutions telles que l’UNESCO, diverses fondations pour la sauvegarde du patrimoine ou le Conseil de l’Europe.
Proposition n°8 : L’organisation de forums internationaux avec la participation et l’engagement d’intellectuels et de chercheurs pourrait permettre de mettre en lumière la situation des chrétiens d’Orient et d’informer le grand public de leurs difficultés.
Lutter contre la marginalisation des chrétiens dans leurs pays d’origines et le risque de partition.
Proposition n°9 : La France doit encourager le maintien des communautés chrétiennes et veiller à ce qu’elles soient bien intégrées à la vie politique et sociale de leurs pays respectifs.
Agir en faveur de la réciprocité de traitement.
Proposition n°10 : La France, ainsi que d’autres pays européens, pourraient exiger la réciprocité de traitement entre les musulmans résidant en Europe et les chrétiens du Proche-Orient.
Accueillir de façon encadrée et contrôlée les chrétiens d’Orient réfugiés sur le sol français.
Proposition n°11 : La France doit pratiquer une politique d’accueil humanitaire mais en aucun cas elle ne doit favoriser l’émigration des chrétiens d’Orient |