Action politique UMP

JUPPÉ droit dans ses bottes, mais un peu mou du genou

Très révélatrices les formules utilisées par Alain Juppé hier lors de son meeting au Zenith.
« Droit dans mes bottes, j’ai été. Droit dans mes bottes, je resterai. »
On lui reprochait cette rigidité pétrie de certitudes hautaines, il jurait avoir changé et nous en remet une couche… Bayrou va apprécier !
« Plus il y aura de votants et plus j’aurai de chance de gagner. » Au moins, c’est clair, il veut être le candidat du consensus. Or, le consensus en politique se dissout quasi instantanément face aux décisions difficiles. Juppé se construit sur des sables mouvants. C’est sans doute pourquoi il commence à s’enfoncer dans les intentions de vote.

Primaires de la Droite et du Centre… Allons à l’essentiel

Ce n’est pas le programme qui fait le candidat, mais c’est le candidat qui donne vie au programme.

Et c’est la vertu de cette primaire de nous offrir « en live » une confrontation des personnalités des candidats.
Inutile d’être expert en psychologie pour distinguer entre leurs tempéraments.
Lequel est habité par la flamme, par l’élan vital, par l’énergie, la force des convictions et le courage nécessaires pour occuper la fonction présidentielle en ces temps si tourmentés ?
Lequel apporte les meilleures garanties pour que la France sorte enfin de la mauvaise passe où elle est engagée ? C’est la question qu’il nous appartient à tous de trancher. En fait, va-t-on laisser comme en 2012, le système médiatique imposer leur choix aux Français, laisser la médiacratie l’emporter sur la démocratie ?

Ou alors, va-t-on laisser la technocratie l’emporter sur la démocratie ?
Cette technocratie qui progressivement paralyse tout, comme une maladie dégénérative. Car, la technocratie s’est invitée dans cette Primaire en prenant le visage de la sagesse, de l’identité heureuse, c’est-à-dire de l’immobilisme si cher à tant de nos élites. Qui ne le voit ? Qui ne le ressent ?
Démocratie contre médiacratie.
Démocratie contre technocratie.
Voilà l’enjeu de cette primaire !
Or, il y a une évidence qui s’impose, Nicolas Sarkozy tranche parmi les candidats, par le feu qui l’anime, par l’énergie dont il déborde, par la force et le réalisme des convictions qui l’habitent.
Et c’est bien une telle personnalité qu’il faut à la France, qu’il faut à l’Europe en plein désarroi, pour bousculer le système, redonner du sens à la politique et un espoir solide au peuple.
Avec Nicolas Sarkozy, faisons vivre la démocratie !

Ce n’est pas Trump qui a élu Trump, mais une majorité d’Américains

Est-ce l’effet du populisme c’est-à-dire de la démagogie ? Sans doute à la marge.

Mais, comme pour le Brexit, c’est avant tout la parole populaire qui s’est libérée. Elle est l’expression du profond sentiment d’angoisse et d’incompréhension qui étreint une large part de nos sociétés. Tous ces gens se sentent en quelque sorte en état d’apesanteur, sans rien à quoi se raccrocher, dans l’univers de la mondialisation qui est en train de bouleverser l’ordre contemporain.

Ayant le sentiment d’être privés de leur droit d’exister ils se rebellent ; doit-on les blâmer ?

C’est à eux que la politique doit apporter une réponse si elle veut garder du sens.

C’est une sévère mise en garde pour les habitués de la Business class et ceux qui en sont les représentants.

Trump Président !

C’est évidemment « la surprise du siècle »… À titre de comparaison, c’est quelque chose qui se situe entre la prise de la Bastille et la Nuit du 4 août 1789 !!! C’est la révolte du peuple laissé pour compte, contre l’« establishment » des bénéficiaires des avantages de la mondialisation de l’économie, de la finance et pire encore de la culture. La France ne passera pas à côté. On le sent déjà avec l’évolution des opinions publiques en Europe et en France avec la Primaire de la Droite et du Centre, mais aussi celle de Gauche. Pas sûr que « l’identité heureuse », qui se confond avec le conformisme politique et le statu quo favorable aux gens établis, en sorte vainqueur… En ce jour anniversaire de la mort du Général de Gaulle il faut se rappeler « qu’il n’est d’autre combat qui vaille que l’homme ».

IN MEMORIAM ! IMMIGRATION

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J’évoquais hier l’article du journal Le Monde du 30 septembre 1999 dans lequel Alain Juppé exposait ses convictions sur l’accueil, par l’Europe, des nouveaux immigrés. Voici l’article en question…
Alain Juppé : il faut accueillir de nouveaux immigrés
Dans un entretien au Monde, Alain Juppé estime que la France est prête à un consensus sur l’accueil et l’intégration de nouveaux immigrés. Il juge irréaliste le slogan de « l’immigration zéro » utilisé par la droite. L’Europe, dit-il, aura encore « besoin de main-d’œuvre étrangère ».

Mis à jour le jeudi 30 septembre 1999

Le débat sur l’immigration semble apaisé. Pourquoi avoir choisi ce moment et ce thème pour vous exprimer ?

Le moment me semble venu de parler d’immigration et d’intégration précisément parce que le débat est apaisé. La décrispation est possible parce que le contexte économique est aujourd’hui plus favorable, mais aussi parce que les Français sont plus ouverts et tolérants. Ce qui s’est passé au moment de la Coupe du monde a prouvé que les mentalités avaient évolué. Nous sommes d’autre part à la veille d’un grand débat à quinze dans le cadre du traité d’Amsterdam, qui prévoit l’élaboration d’une politique européenne commune de l’immigration.

Il faut aussi reparler d’immigration parce que les problèmes ne sont pas résolus : ni celui de la maîtrise des entrées ni celui de la lutte contre l’immigration clandestine qu’organisent de puissants réseaux d’exploitation de la main-d’œuvre étrangère. Quant à l’intégration, et c’est d’abord pour cela que j’ai souhaité m’exprimer, elle est en panne, tant à l’école que pour l’emploi, avec des discriminations insupportables qui menacent notre cohésion nationale.

En savoir +

Tous contre Sarko… L’embuscade !!!

Il n’a échappé à personne que le débat d’hier soir sur BFM, entre les candidats à la primaire de la Droite et du Centre, était une sorte d’embuscade anti-Sarkozy. Coppé, qui s’est depuis longtemps vendu à Juppé, NKM qui attend de le faire et Bruno Le Maire qui en est encore à s’interroger ont fait parler la poudre comme au ball-trap.
Mais en dépit de leurs efforts, Nicolas Sarkozy est resté parfaitement maître de lui, solide, parant les coups, les dominant de son expérience et de sa compétence.
C’est sans doute pour cela que l’ensemble des sympathisants de la Droite et du Centre l’ont reconnu comme étant le plus convaincant, 31%, contre 28% pour Juppé et 21% pour Fillon.
À force de surjouer l’anti-sarkozisme, ses adversaires vont finir par le servir ! On en sourirait presque !
C’est pourquoi on appelle maintenant la Gauche à la rescousse. Le journal Le Monde consacre ainsi ses éditions d’hier et d’aujourd’hui à « casser du Sarko » en nous resservant jeudi du Kadhafi et aujourd’hui du Squarcini.

La télé, bien sûr, y va aussi de son refrain… ainsi que l’hebdo Le Point, sous l’impulsion de Franz-Olivier Giesbert, l’ennemi intime de Nicolas Sarkozy.

Une embuscade… oui, c’était une embuscade !
Hélas, pour cette troupe de spadassins le succès n’était pas au bout de l’épée !
Nicolas bouge encore et il nous fait bouger avec lui et on en a tous envie.