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Ressources en eau et retenues collinaires : mon courrier à Madame la Préfète

Madame la Préfète,
De très graves difficultés auxquelles est actuellement confrontée l’agriculture, notamment dans notre département, me conduisent à appeler à nouveau votre attention sur le phénomène récurrent dans notre région de la pauvreté de la ressource en eau en période estivale. Il s’agit là d’une situation bien connue et qui constitue un facteur aggravant de l’insécurité à laquelle nos agriculteurs et éleveurs ont à faire face dans leurs activités.
Parmi les solutions envisageables pour lutter contre cette calamité climatique récurrente figure la création de retenues collinaires permettant de constituer des réserves d’eau en période de pluviosité afin de garantir une ressource utilisable en période de sécheresse. C’est ce dispositif qui a déjà été mis en œuvre dans notre département au bénéfice du verger forêtin.
Or en dépit des efforts entrepris, notamment dans le nord du département pour favoriser la création de retenues collinaires, il s’avère qu’aucun projet n’a pu voir le jour. Bien plus, l’action des services chargés de la police de l’eau semble être un facteur réellement dissuasif.
La nécessité dans laquelle se trouve notre agriculture et plus encore notre élevage de renforcer leur compétitivité économique, comme l’a souligné le Ministre de l’agriculture, doit conduire à une prise de conscience plus forte du problème de la ressource en eau. C’est aujourd’hui une problématique majeure dans notre département.
C’est la raison pour laquelle, en accord avec la Chambre d’agriculture, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir vous saisir de cette question en liaison avec toutes les parties concernées. Il est absolument indispensable qu’une action cohérente, concertée et volontariste soit engagée sans attendre pour permettre la création progressive d’un dispositif de retenues collinaires dans notre département. Je suis bien entendu à votre disposition pour évoquer ce dossier dès qu’il vous sera possible.
Je vous remercie de votre attention et je vous prie d’agréer, Madame la Préfète, l’expression de toute ma considération.

Réunion de crise sur la problématique agricole

IMG_4654 IMG_4653Minuit ce 22 juillet et la réunion de crise organisée à l’Assemblée nationale sur la problématique agricole se prolonge.

La grande distribution ne se reconnait aucune responsabilité, les industriels de la transformation non plus le Gouvernement (Le Foll) déclare avoir fait tout ce qui est en son pouvoir !

Les représentants agricoles sont dans la sidération … pourquoi sont-ils dans une misère qui n’a pas de cause ?

Certes la question des prix agricoles est complexe car soumise à l’influence des négociations de l’Organisation Mondiale du   Commerce, à la réforme de la Politique agricole commune, à l’ouverture des marchés, aux régimes sociaux hétérogènes etc, etc. Mais le Gouvernement ne peut en tirer argument pour  justifier son immobilisme, sa tétanisation à une crise qui le bouscule. Il doit prendre des mesures d’urgence mais aussi se mettre en cause en confessant que la Loi pompeusement intitulée « Avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt » qu’il a fait adopter en septembre 2014, il y a moins d’un an, est un fiasco absolu qui plombe l’avenir de l’agriculture. Il faut des actes forts pour soutenir nos agriculteurs, c’est la responsabilité des politiques.

Réforme du collège

Le Gouvernement a décidé de manière brutale d’imposer sa réforme du collège. C’est d’autant plus lamentable que l’on rate ainsi une nouvelle occasion de rechercher les causes des faiblesses de notre système éducatif pour y porter remède résolument.

 Est-il acceptable que 12% des jeunes de 17 ans dans le Cher connaissent des problèmes d’illettrisme ?

Est-il acceptable que toutes les enquêtes internationales concluent à la dégradation continue des résultats des élèves à la sortie du collège ?

 Il y a forcément un problème quelque part sur l’itinéraire qui conduit nos élèves du cours préparatoire à la sortie du collège !

 Penser, comme le gouvernement, qu’en rabaissant  le niveau d’exigence du système éducatif on parviendrait par un effet de vases communicants à faire monter le niveau des élèves les moins bons est condamnable.

 La vraie réforme du système éducatif, celle que l’on espère, est celle qui permettra avant tout de donner aux élèves qui ont le moins d’atouts le moyen de quitter le système scolaire en possédant le niveau de savoirs nécessaire pour s’insérer dans la vie professionnelle et sociale.

 C’est ça l’égalité républicaine.

Droits de plantation

 Réunion au Cabinet du Ministre de l’agriculture mercredi 21 janvier 2014 pour évoquer la situation créée par le nouveau système d’autorisation de plantations de vignes décidé par les instances européennes.

La délégation que j’accompagnais représentait l’Union viticole  du Centre. Elle a très clairement exposé le problème au Conseiller du Ministre : Qui aurait intérêt à désorganiser un modèle d’exploitation agricole dont la réussite est exemplaire ?

Or une application irraisonnée de la nouvelle réglementation sur les droits de plantation conduirait inévitablement à des  détournements  de notoriété  au détriment des productions sous appellation telles le Sancerre, le Menetou-Salon, le Pouilly Fumé etc…

La revendication présentée à l’instance ministérielle consiste à limiter le droit d’usage des cépages Sauvignon et Pinot noir aux appellations qui ont construit leurs modèles économiques et leur réussite sur la base de ces deux cépages.

Cette proposition, qui doit bien sûr être travaillée, a reçu un accueil favorable. Voilà donc une perspective heureuse pour les vignobles du Centre-Loire. A suivre donc en insistant sur la qualité du travail des instances viticoles et la pertinence de leurs propositions.